La vidéo en EPS

Après avoir vanté le mérite du picoprojecteur dans la restitution de contenus, petite expérimentation sur la restitution immédiate de l’action. Pour support, l’activité badminton en classe de 3ème… Et pour thèmes :
  • le placement des appuis et l’orientation du corps
  • l’engagement du jeu et la connaissance de la règle au service
  • la stratégie dans le jeu en fonction du placement adverse
Pourquoi toutes ces précisions ?
De manière courante, on aborde ces thèmes pour faire évoluer le niveau de jeu des élèves en considérant qu’un schéma (lorsque c’est possible), une démonstration (à allure réduite, par placement ou en jeu réel) peut suffire à faire comprendre ce que l’on recherche. Dans le cas de cette séance, le jeu est lancé, les rotations organisées à partir de l’application ATP Network (PDAgogie.com : http://www.pro-eps.fr/site/applications/), module en réseau qui permet la saisie et le choix d’adversaire, ainsi que l’affichage du classement et de son évolution en des points multiples.
Pour la vidéo, j’utilise une tablette 7″. Cette tablette permet la transmission d’images via le NumCast distribué par Easytis, et qui est auto-alimenté par le pico-projecteur. La prise de vue sur la tablette est d’excellente qualité,. l’analyse rapide des vidéos et leur renommage est effectué avec l’application Coach’s Eye (version payante avec les options). D’autres applications existent, certaines gratuites. j’ai choisi celle-ci pour la fluidité et la rapidité des modules d’analyse autant que pour sa capacité à proposer des outils variés et intéressants. Cette rapidité d’analyse est un atout pédagogique, car le retraitement logiciel ne doit pas empiéter sur le temps de travail, et certaines applications montrent leurs limites dans ce domaine.
Une fois les vidéos sélectionnées, chacune étant très courtes, tout cela après un temps d’analyse des comportements et une prise de vue rapide, on s’accorde un temps pour visionner et comprendre. C’est un temps de retour immédiat, dont la valeur sur le terrain est de mettre en évidence des actions venant de se réaliser et pouvant servir de référence ou être améliorées. Pour certains élèves, cela s’avère être de la valorisation, pour d’autres un temps de prise de conscience. Les images sont introduites comme des éléments supports servant à envisager des solutions dans l’attitude et les choix.
J’ai jusqu’alors, très peu utilisé la vidéo en cours. Les dispositifs proposés s’avéraient encombrants, fastidieux et chronophages. Pour des séquences courtes, un intérêt probable, mais avec des mises en oeuvre trop conséquentes. Avec les nouvelles dispositions matérielles étudiées dans mes séances, j’en arrive à réviser ma position et constater de ce fait les effets positifs d’un numérique adapté.
Un aspect fondamental à cette démonstration est celui de l’image et de l’lélève dans sa représentation de l’utilisation de l’image. le fait de me voir filmer, et de me voir sélectionner les instants essentiels (ainsi que de constater la suppression de ceux sans réel intérêt, estompe considérablement l’appréhension développée autour des notions de droit à l’imag, d’exploitation tardive de ces images et des moyens de leur restitution.
Et en terme de progression des élèves ?
De manière ponctuelle, cette stratégie s’avèrera payante. Les premiers résultats, immédiats, sont liés à l’effort de respect de la règle. Ces images jouent le rôle de révélateur de l’oeil de l’enseignant ! Si mes élèves se posaient la question de savoir ce que je regardais et ce que je voyais, le fait d’avoir en quelques minutes, observé, filmé et projeté leurs attitudes et comportements a produit un effet qui m’a moi-même surpris. J’ai mis un peu de temps à analyse et comprendre, et j’en conclus que ces images sont pour eux des révélateurs de nos compétences et de notre savoir. Et de ce fait se transmettent comme un contenu pris ailleurs, dans un autre contexte que nus savons exploiter. les capacités des logiciels à annoter, séquencer et sérier sont un atout de taille dans cette représentation.
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